Thérapie manuelle dans la même veine que l’ostéopathie, la fasciathérapie interpelle plus spécifiquement les fascias tout en s’appuyant sur la perception d’un mouvement interne qui s’exprime très lentement dans le corps humain. Il s’agit donc d’une « approche du corps » dont le toucher est plutôt doux et profond dont la propension est de solliciter les forces d’autorégulation de l’organisme et de nettoyer l’empreinte des chocs mémorisée par le corps à son insu.
La fasciathérapie agit sur les tissus conjonctifs « les fascias » en considérant que le corps est un tout. Cela implique que le travail se joue dans une réappropriation du dialogue tonique entre une partie du corps et une autre. De plus, même si le travail s’opère dans une zone du corps, il aura des effets à distance et contribuera à une amélioration générale de l’état de la personne. Un autre effet significatif de ce travail s’explique par un accordage entre le corps et la pensée. Très souvent, au sortir d’un traitement, les personnes témoignent qu’elles ont les idées claires et même le regard plus vif. Elles ont l’impression d’avoir vécu un « reset », une sorte réaxage. Les personnes témoignent également d’une sensation d’enracinement.
Le mot fascia désigne les membranes qui relient et protègent les différents organes. Celles-ci ont plusieurs fonctions, dont celle d’accompagner le mouvement. Les fascias constituent un milieu où s’opèrent des échanges nutritifs pour le corps (homéostasie), ils garantissent un flux nerveux optimal de même qu’ils sont impliqués dans les systèmes neuroendocrinien et immunitaire.
Tissu très sensible à toutes les formes de stress (physique, psychologique, biologique), le fascia peut se rétracter ou se crisper dans une réaction d’adaptation. Normalement réversible, cette réaction peut entraîner l’apparition de différentes pathologies tant corporelles que psychiques lorsqu’il y a un trop-plein d’évènements perturbateurs.
La recherche actuelle sur le fascia permet de l’envisager comme une sorte de toile d’araignée ou encore une éponge de mer. Dans une architecture 3d, sa continuité contribue à l’unité corporelle. Cela explique qu’un problème situé dans une partie du corps puisse entrainer des souffrances secondaires à distance.
Le développement de la fasciathérapie a été déterminé par un approfondissement des modalités d’accompagnement en s’intéressant à la dimension pédagogique qui vise à redonner une autonomie à la personne sur sa santé. Par cette forme d’abordage où le soin se conjugue à différents aspects formateurs, la profession s’est redéfinie à travers la somatopsychopédagogie.
Somato : il s’agit du corps vivant.
Somato-psycho : il y a un accordage qui se construit entre le corps et la pensée.
Somato-psychopédagogie : une fois accordée dans son unité corps-pensée, la personne peut apprendre à apprendre de son mouvement, donner du sens à sa vie, entreprendre des mises en action significatives vers un mieux être.