Le fascia dans la recherche actuelle

Le fascia dans la recherche actuelle

3 juin 2018 Fasciathérapie

Depuis près d’une dizaine d’années, le monde scientifique affiche un intérêt croissant pour le fascia afin de l’étudier et d’approfondir la connaissance de ses propriétés. Le fascia est un tissu conjonctif qui se structure en enveloppes, en plans de glissement, en muscles, en peau, en vaisseaux, et même en os et en sang. Il unifie le corps en lui offrant stabilité et souplesse de même qu’il participe à son homéostasie.

Personnellement, la compréhension à laquelle j’ai été exposée au cours de ma professionnalisation de la fasciathérapie, c’est qu’en fait le corps humain est constitué d’un seul fascia. On peut l’envisager comme une éponge de mer. Si on enlève tous les autres éléments du corps et que l’on ne garde que le fascia, on a encore la forme du corps. On peut aussi imaginer le fascia comme une toile d’araignée qui se développerait en 3d dans les profondeurs du corps, mais avec un tissé rizomatique qui peut aller dans différentes directions, voir même de façon chaotique. Ce qui me fascine particulièrement de ce tissu, c’est qu’il comporte des fibres structurelles et des fibres adaptatives. Une vidéo très intéressante permet de voir ces différents aspects : https://www.youtube.com/watch?v=j6iy_OVWEX4. Cela implique que dans la matière même du corps les possibilités de transformation sont infinies.

Découvertes reliées à la conception nouvelle du fascia

Traditionnellement, dans les livres d’anatomie classiques, les fascias ont été définis comme se présentant sous forme d’enveloppes. Parmi les plus souvent référées : la dure-mère, le péricarde, les plèvres, le péritoine, les périostes, les aponévroses. Étymologiquement fascia vient du latin et signifie bande ou bandelettes.

De plus en plus de chercheurs s’émerveillent quant à la découverte de la valeur de cette membrane fibroélastique, constituée de collagènes et nous donnant une forme. Plus imposante de 2 à 4 kg que la peau, il est étonnant que sa présence ait été négligée, voire même occultée par le passé (!) Par conséquent, les scientifiques à travers le monde s’affairent présentement à redéfinir et surtout à réévaluer l’importance des fascias dans le corps. Ainsi, très récemment, dans la foulée de cet emballement, se révèlent deux nouveaux organes : le mésentère et l’interstitium.

Tensions persistantes dans les muscles et les fascias

Sur le plan de la mécanique de l’appareil locomoteur, depuis moins de 10 ans, on comprend mieux l’implication du fascia dans une plus grande mesure. Du même coup, il est maintenant admis que les tensions musculaires persistantes ne sont pas que des problèmes musculaires, mais impliquent également le fascia.

Mésentère

En 2017, des chercheurs irlandais ont affirmé que le mésentère devait désormais se définir comme le nouvel organe du corps humain (le 79e). (https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/corps-humain-mesentere-ce-nouvel-organe-corps-humain-65775/)

Interstitium

En 2018, c’est au tour de ce qui relie les différentes cavités du corps humain d’être envisagé comme un nouvel organe, l’interstitium (80eorgane ?). Cet organe serait un des plus grands du corps humain et se définirait comme étant un compartiment constitué de fluide d’où proviendrait la lymphe, un ensemble de tissus qui transporte un liquide riche en protéines ( https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/corps-humain-interstitium-nouvel-organe-corps-humain-70695/)

Autre lien avec vidéo
https://www.youtube.com/watch?v=uYAXuvhZ1v4

À propos de l'auteur

France Pepin: Fasciathérapeute Formation académique : Doctorat Études et pratiques des arts Maîtrise et baccalauréat en Danse Formation Professionnelle : Fasciathérapie – somato-psychopédagogie